Le CES n'est plus seulement le salon des gadgets ou des prototypes.
En ouvrant la scène du Palazzo Ballroom ce 7 janvier 2026, Joe Creed, CEO de Caterpillar,
a rappelé une vérité brutale :
l'IA la plus sophistiquée ne peut exister sans les minéraux extraits du sol et l'énergie qui les alimente.
MyAlfred.ai était au premier rang pour observer cette mue historique.
Dans une salle comble au cœur du Venetian,
le public était enthousiaste en dépit de l'heure matinale.
On attendait des puces,
on a vu des excavatrices.
Joe Creed a d'emblée cassé les codes :
"Pourquoi Caterpillar est sur cette scène ? Parce que nous sommes la couche invisible du stack technologique."
Le récit s'est articulé autour d'une transformation historique.
De l'ouvrier visionnaire de 1930 qui dessinait déjà des dépannages par appel vidéo
(une archive saisissante projetée sur écran géant) à l'annonce d'un partenariat stratégique avec Nvidia,
Caterpillar a démontré que la "vieille industrie"
est en train de devenir le laboratoire le plus avancé de la robotique mondiale.
Le clou du spectacle ? Une démonstration en direct où un opérateur au LVCC
(Las Vegas Convention Center) dialoguait naturellement avec son engin via le Cat AI Assistant,
tandis que Jaime Mineart (CTO) faisait apparaître une représentation à l'échelle 1:1 d'un camion autonome de 400 tonnes.
Le message est clair : la puissance brute n'est rien sans une intelligence fine.
Camion autonome selon Alfred
1. HELIOS : Le système nerveux numérique
Rien de ce qui a été présenté ne serait possible sans HELIOS, la plateforme cloud-native de Caterpillar. Cette infrastructure ingère des millions de messages par seconde provenant de la flotte mondiale. Sans Helios, les machines resteraient des blocs d'acier isolés. Avec elle, elles deviennent des nœuds intelligents d'un réseau global.
Ogi Redzic parle d'HELIOS
2. L'IA au service de l'humain : CAT AI Assistant
Il est fascinant de voir Caterpillar créer une IA (CAT AI) non pas pour remplacer, mais pour escorter chaque acteur du terrain. C'est un véritable co-pilote multimodal (voix, texte, image) qui m'a particulièrement impressionné par sa polyvalence. Lors de la démo, l'opérateur a demandé à l'IA de fixer un "plafond virtuel" à 13 pieds pour éviter des câbles électriques : la machine s'est stoppée net. L'intelligence protège physiquement l'humain.
3. L'Autonomie de Niveau 4 : Une prouesse opérationnelle
Si l'autonomie dans nos villes patine, celle de Caterpillar dans les mines et carrières est d'une maturité déconcertante. Voir ces machines de la taille d'un immeuble de trois étages évoluer en parfaite harmonie, 24h/24, sans personne en cabine, est une démonstration de force. Caterpillar transforme un environnement chaotique en un ballet logistique millimétré.
Camion autonome piloté à distance
Le partenariat avec NVIDIA est le moteur de cette révolution. En utilisant la plateforme NVIDIA Thor, Caterpillar déplace l'intelligence directement dans la machine (Edge AI). Le calcul se fait en local, garantissant une latence zéro, vitale lorsque la sécurité d'un chantier dépend d'une milliseconde.
Les machines apprennent de chaque scénario imprévu, renvoient l'information via Helios à l'AI Factory pour améliorer les modèles, qui sont ensuite redéployés sur toute la flotte mondiale.
NVIDIA et Caterpillar : un mariage inédit
Une maturité qui force le respect :
L'autonomie présentée ici est déjà opérationnelle chez Lux Stone en Virginie, où des camions de 100 tonnes ont transporté 2 millions de tonnes sans un seul blessé.
Le pragmatisme au service de la souveraineté : En fondant CAT AI sur la puissance d'HELIOS, Caterpillar résout le problème n°1 de ses clients : la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Pour MyAlfred.ai, c'est l'exemple parfait de l'IA utile : elle ne remplace pas l'homme, elle l'augmente et lui permet de reprendre le contrôle sur des environnements complexes.
Des moyens au regard de l'ambition :
Avec ses ambitions et son envie de pragmatisme, Caterpillar semble ne pas omettre les moyens nécessaires à une mise en place efficiente de l'IA.
Chez MyAlfred.ai, nous pronons également cette approche : l'IA n'est pas un "side project" ou "un simple outil".
Elle change votre métier et vos usages. Le sujet mérite d'être adréssé pleinement et réflechi sur les axes techniques, fonctionnels et organisationnels.
Caterpillar a prouvé que l'avenir de l'IA ne se joue pas seulement dans
nos bureaux, mais dans la gestion physique de notre monde.
La fusion entre l'acier et le silicium crée une nouvelle
frontière d'efficacité.
Cette maîtrise du "réel" par le numérique fait écho aux transformations
de fond, plus seulement software, que nous avions analysées dans notre précédent article sur les
tendances
stratégiques
de Deloitte au CES 2026.